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The beginning of a tragedy

_'1'_ A lost heaven
_'2'
_ Jenova project : for the love of science
_'3'_ Leave's Turk
_'4'_ Memories : Snow's day
_'5'
_ Find peace
_'6'_ Childhood : sky and cat
_'7'_ The pawns in a chess board
_'8'
_ Switching from hell to another
_'9'_ The price of a life
_10_ Childhood : learn to grow
_11
_ Ruin of humanity
_12_ Memento mori Nouvelle image
_13_ Be abandoned
_14
_ The last of the Cetra
_15_ The wolf and the wise
_16
_ A star who will become ashes
_17_ Disappear beyond snowy fields
_18
_ Childhood : meetings in the village of dust
_19_ For better or for worse
_20_ Your reflection on a white background
_21_ The child in the an angel face
_22_ Of the game to reality NEW

Annexes

Chronologie des faits avant Final Fantasy VII
○ Foire aux questions 1, 2, 3.
○ Autres : * * * *

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 12:18

Modifié le vendredi 26 juin 2009 05:57

1 – A lost heaven

1 – A lost heaven
Ne sens-tu pas ce parfum de liberté ? Ce souffle qui nous caresse et nous fouette, ces paysages qui défilent sous nos yeux émerveillés, ce ciel qui s'étend de tous côtés à l'infini, ces étoiles qui éclairent nos pas. Au grand jamais, je ne veux m'en séparer.

Auteur inconnu (date de l'époque des Cetras)


Le ciel s'étire au-dessus de ma tête, je le fixe sans ciller. Toute mon attention est portée sur cette portion de bleu, je ne me dois de ne penser à rien d'autre. Si la moindre image, le moindre son traverse mon esprit, les larmes vont à nouveau couler. Je ne dois plus pleurer. Mes yeux doivent rester secs à fixer le ciel. Je lève mon bras au-dessus de mon visage, me protégeant de la vive lueur du jour. Les bandages recouvrent ma peau, un pan de tissu fouetté par le vent semble vouloir s'en détacher. M'asseyant, je renoue le pansement de fortune, usant de mes dents et doigts pour y parvenir.

Le vent pousse les nuages vers l'est, nous cheminons en sens inverse. Tant d'évènements, tant de mauvais coups du sort se sont abattus que nous finissons par être perdus. Les pertes, elles se comptent dizaines, peut-être plus. Les tombes ont été creusées jour après jour, transformant les collines en labyrinthes où s'entassent les corps. J'ai bien crû les rejoindre, toutefois le Destin en avait décidé autrement. J'ai survécu aux maladies, aux conflits qui divisaient les familles. Famille. La mienne n'est plus, emportée par les affres de l'épidémie ou victime d'un coup en traître par l'un des nôtres. J'ai pleuré chaque mort, chaque cicatrice qui en a résulté. Dorénavant, les larmes ne couleront plus, je me dois de cesser d'être un enfant.

11 ans. Est-ce trop jeune pour vouloir agir en adulte ? Qu'importe. Ce monde ne voudra pas des faibles, je me dois de m'endurcir. Pour me venger. Je m'assois plus confortablement, le bois du chariot craque sous mon poids. Mon regard quitte la quiétude des cieux, se portant sur la colonie humaine qui se regroupe derrière les chariots, marchant sans réel but. Nous ne faisons qu'errer, hésitants sur la conduite à suivre. Aussi loin que remontent mes maigres souvenirs, je nous ai toujours vu vagabonder de part le monde, sans attaches, aussi libres que les oiseaux filant à travers les nuages.

Le chariot sur lequel je suis juchée stoppe brutalement, m'envoyant rouler contre le panneau de bois. Frottant ma nuque qui avait absorbé le choc, je me lève, tendant le coup pour connaître la raison de cet arrêt brutal. L'homme conduisant la charrette est plongé dans la même absence de connaissances que moi. Tous les regards sont fixés vers la tête du cortège, chacun se demandant ce qui se passait. Pour ma part, je ne suis pas en reste de suppositions. Il est probable que nous allions devoir affaire à un autre caprice de Mère Nature, un obstacle qui entrave notre route et que nous devrons contourner. Je ne compte plus le nombre de fois où nous avons du traverser une rivière à gué, veillant à ne pas nous faire emporter par le courant, dévier notre trajectoire afin de passer un col escarpé. La nature nous a toujours tendu des épreuves que nous avons surmontées, parfois avec la perte de certains d'entre nous.

L'information circule jusqu'à moi, le système du bouche à oreille fait des merveilles. Nos meneurs ont décidé que nous passerons la nuit ici. Il me faut être patiente, le temps que le chariot avance parmi la marée humaine avant de découvrir le lieu où nous allons nous établir. Une de ses plaines qui n'a pas encore connu notre passage, empreinte de sauvagerie et de ce calme apaisant qui fait oublier nos piètres soucis humains. Descendant de la charrette dont les soubresauts m'ont tenu éveillés tout le long du périple, je pars fouler l'herbe qui balaye mes jambes. Le vent transforme la tendue herbeuse en un océan de verdure balayé par les vagues.

A quelques pas de là, le peu qui reste de notre peuple prépare le campement, bien décidé à mettre chacun à l'abri de l'humidité et des bêtes avant la nuit tombée. Habituellement joviales, les enfant se contentent de marcher, tapant du pied les cailloux qui se trouvent à leur portée. Ce qu'ils ont vécu reste gravé dans leur mémoire, les faisant grandir bien tôt, trop tôt même. Sur leurs visages se peint déjà la gravité de l'âge adulte, cette même gravité qui doit aussi être présente sur moi, dans mon regard. Je fixe la pente qui s'étend à mes pieds. Avant, je me serais laissé rouler dans l'herbe, allant jusqu'à organiser des duels avec les autres enfants. Mais ce genre d'occupations me paraît complètement niais, digne d'un bambin. Les temps changent, et avec lui les personnes aussi. Rien n'est imperturbable.

Le soleil entame lentement sa descente, alors que le feu s'embrasse parmi le cercle des tentes. Lueur fugace qui nous rappelle notre foyer, nous rapproche et nous apporte une lueur de réconfort malgré la sombre période que nous traversons. Les enfants se blottissent contre ce qui reste de leur famille, parents proches ou éloignés. Je me recroqueville dans mon coin, tentant de faire le vide en mon esprit. Les images reviennent, insoutenables. Je revois les corps rongés par les maladies, portant les stigmates d'une souffrance lente et douloureuse. Leurs bouches ouvertes sur un dernier cri de douleur, leurs yeux écarquillés me fixant comme si j'étais la responsable de tous leurs maux.

Nous savons tous qui a déclenché cette avalanche de mauvaise fortune. Notre peuple avait entendu la voix de la Planète crier sa souffrance, souffrance que nous avons partagé avec elle, notre c½ur se crispant en ressentant la douleur qui la déchirait. Emballant nos maigres effets, nous nous sommes élancés sur les routes, espérant pouvoir aider la Planète au plus vite. A chaque pas, la souffrance se faisait plus palpable, nous assurant ainsi que nous étions sur la bonne voie. Le cratère s'étendait à nos pieds, immense, presque insondable à la mesure de la douleur que nous avions tous ressentie et partagée. Les plus âgés et confirmés d'entre nous se préparaient à refermer la blessure de la Planète lorsque nous perçûmes une voix. En fond de l'excavation rocheuse, une forme humain s'agitait, cherchant à attirer notre attention. Ce qui ne manqua pas d'être le cas.

Se présentant comme l'une des nôtres, elle nous demandait de bien lui vouloir prêter assistance. Après de rapides discussions et échanges d'idées, plusieurs membres de notre peuple avaient tachés d'aider l'inconnue à remonter. Il nous semblait curieux qu'un Ancien voyage seul, mais l'explication qu'elle nous donna suffit à tous nous convaincre. Pour notre plus grand malheur.

Toute ces histoires, toute sa gentillesse n'étaient que leurres et mensonges. Elle nous trompa avec ses douces paroles, s'infiltrant au sein de notre peuple, insufflant son venin dans nos corps. Nous furent tous touchés par le mal qu'elle avait apporté au sein de notre peuple. Ceux qui ne moururent pas des suites de leurs blessures finirent par s'entretuer, décimant le peu qui restait d'entre nous. Comprenons enfin que nous avions été dupés les plus sages et forts d'entre nous se sont attaqués à celle que nous avons surnommé la Calamité des Cieux. Enfermée au sein de la Planète, elle est dorénavant incapable de faire le moindre mal à quiconque.

Et depuis nous avons repris la route, cette route qui nous relie. Notre peuple s'est divisé, partant aux quatre vents tel des grains jetés à la volée. J'ai suivi l'un des cortèges sans réellement savoir où j'allais. Tout ce que je souhaite est de continuer à vivre. Mais je sens déjà un vide se creuser en moi, quelque chose s'échappe de mon corps sans que je puisse l'en empêcher. Je m'en suis rendu compte peu après notre départ, alors que nous laissions nos morts derrière nous. Je n'entends plus la voix de la Planète, ni même celle de mes parents. Elles se sont éteintes peu à peu, me laissant définitivement seule. Seule dans un peuple auquel je me sens étrangère.

Je me roule en boule, tentant de faire le vide dans mon esprit. J'entends encore sa voix, vois encore son visage que je haïs maintenant. Oreille collé contre la terre, il me semble entendre son souffle se propager au sein de la Planète. Elle attend patiemment que son heure vienne, qu'elle puisse à nouveau semer le chaos. La Calamité des Cieux veille.

***

Nous avons fini par nous implanter sur la plaine. Les échafaudages se dressent sur les pentes herbeuses, alors que chacun s'active à construire sa demeure. Le terme de Terre Promise n'est plus prononcé par quiconque, sauf aux veillées encore organisées autour du feu pour faire rêver les enfants. Notre peuple a cessé de partir en quête de ce territoire défini comme un véritable paradis. Pour quelle raison ? Je l'ignore moi-même. Quoi qu'il en soit, nous ne sommes plus que de vulgaires êtres humains. Plus aucun d'entre nous n'entend les voix des défunts et de la Planète, hormis quelques-uns que nous considérons presque comme des élus. Je suis jalouse d'eux, eux qui peuvent parler avec leurs ancêtres alors que nous sommes tant à avoir souffert de la perte de nos proches. Dans plusieurs générations, nous aurons alors jusqu'à oublier notre ancienne condition, celle de nomades parcourant le monde sans connaître la moindre contrainte. Les derniers enfants nés pensent déjà que nous avons toujours vécus en tant que sédentaires, et leurs parents ne font rien pour leur prouver le contraire. La Calamité des Cieux est devenue une figure maléfique, presque une légende. Nombreuses sont les mères qui menacent leurs marmots de les envoyer à la cruelle sorcière s'ils ne finissent pas leur assiette, ou n'obéissent pas aux règles de la maisonnée. Plus personne ne semble se souvenir de ce qu'elle nous a infligés.

Je m'appuie sur la palissade, observant les maisons qui se dressent aux alentours, certaines encore non construites. La plupart d'entre nous dorment encore dans des tentes. Aucun d'entre nous ne possède des dons d'architecture, ce qui explique la lenteur à laquelle avancent les constructions. Mais avec de la ténacité, nous finirons par réussir. Nous avons survécu à la Calamité des Cieux, pourquoi ne pourrions-nous pas vivre comme des sédentaires ?

Je relève la tête vers le ciel où se profilent les nuages. Un groupe d'oiseaux me survole, leurs ombres glissant sur mon visage. Le temps où j'étais qu'une enfant rêvant de liberté et d'étendues infinies me semble lointain. Je suis dorénavant une adulte, ou du moins est-ce ainsi que je me considère. Pourtant, les craintes que j'avais enfant reviennent me taraudeur chaque nuit dans mes cauchemars. Les corps m'entourent, tendant leurs mains en implorant mon aide. Parmi eux, se dresse celle vers laquelle toute ma rage est tournée, une rage de la détruire et une peur de la voir à nouveau fouler la terre de nos ancêtres. La Calamité des Cieux. Elle attend encore, sereinement, certaine de pouvoir revenir terminer ce qu'elle a commencer.

***

Elle sentait de l'agitation autour d'elle, des voix étouffées lui parviennent. On venait enfin la chercher, elle qui a attendu depuis si longtemps de retrouver l'air libre. Elle jubila d'avance en songeant à tout ce qu'elle va pouvoir infliger à ces êtres si malléables. Le temps avait rendu son corps rigide, elle ne pouvait plus bouger un seul membre. Pourtant, son esprit était encore en pleine effervescence, fomentant des projets tous plus machiavéliques les uns que les autres. Elle savourait la peur qu'elle allait insinuer dans leurs veines, cette même crainte qui avait figé leurs visages dans leurs derniers instants de vie. Elle se souvenait de ceux qui l'ont emprisonnés sous cette terre inhospitalière pensant que le manque d'air allait peu à peu consumer son existence. S'ils savaient combien leurs efforts avaient été vains ; ils n'avaient fait que retarder la cruelle échéance qui sonnerait la fin de leur chère Planète. Comment pouvait-on aimer une terre aussi pleine de vie où l'harmonie semblait de mise partout où le regard se posait ? Elle ne comprenait pas cette adoration. Une seule chose lui importait : recréer ce monde à sa façon. Remplacer le chant des oiseaux par celui funeste des suppliciés, la tendre couleur verte par celle rouge du sang...

Elle fut stoppée dans ses pensées de grandeur par un contact anguleux contre sa peau. Malgré les siècles qui s'étaient écoulés, elle pouvait encore percevoir le monde qui l'entourait. Les voix entendues quelques instants plus tôt se firent plus importantes, les paroles étaient dorénavant compréhensibles. Elle les écouta palabrer alors qu'une ouverture était pratiquée devant son visage. La lumière l'aveugla, mais elle ne put baisser les paupières pour empêcher la lueur de brûler sa rétine. De toute façon, elle ne ressentait plus aucune douleur, son esprit enfermée dans un corps qui n'était plus qu'une gangue de chair, un vulgaire fossile. Toute sensation tactile était aussi prohibée, ne lui restait plus que l'ouïe et la vue pour connaître les modifications qu'avait subi ce monde durant son cloisonnement.

- Professeur Gast ! Je crois que nous avons trouvé quelque chose !

Gast ? Ce nom n'éveillait aucun souvenir dans son esprit. Après tout, les humains avaient une existence des plus courtes comparée à la sienne. Un instant à ses yeux équivalait à des dizaines d'années chez un humain. Depuis quand attendait-elle, immobilisée dans cette prison de terre et de rocs ? Elle n'en avait aucune idée et peu lui importait la durée de son enfermement ; des humains l'ont retrouvé et vont lui permettre de terminer ce qu'elle a commencé.

La terre qui l'encerclait fit place à la chaleur du jour, chaleur qu'elle ne pouvait ressentir. Autour d'elle les mouvements étaient nombreux, ponctués d'éclats de voix. Tant d'expression de vie l'exaspérait. Réduire tout ses humains à de simples cadavres ne serait que leur rendre service. Des mains ôtèrent la poussière qui la recouvrait avec une fébrilité qu'elle pouvait deviner dans la tension de l'atmosphère. Des cris de stupéfaction s'élevèrent en découvrant la peau bleutée de la créature dont les formes étaient proches de celles d'un être humain.

Un homme se pencha, inspectant la découverte avec l'attention minutieuse des personnes rompues à la science. Un rayon de soleil frappa la monture métallique des lunettes, n'empêchant pourtant pas son propriétaire de continuer ses analyses. Les autres personnes présentes, probablement des assistants mandés pour l'aider dans ses fouilles, se contentaient de rester en retrait ne voulant pas le déranger par leurs présences. Le professeur finit par relever la tête, massant sa nuque devenue douloureuse après être restée baissée durant un trop long laps de temps.

- Je pense, sans me tromper, que nous sommes ici en présence d'un spécimen de Cetra.

Si elle avait pût, elle aurait rit de cette remarque ; s'il savait à quel point il se trompait... Son ignorance et sa bêtise allaient servir sa cause bien mieux qu'elle ne l'aurait escompté. Tout comme ces individus il y a de cela des siècles, il la prenait pour quelqu'un d'autre. Tant que sa véritable identité ne serait pas découverte, elle pourrait sans conteste les détruire tout en finesse.

- Comment allez-vous la nommez, professeur ?

L'un des apprentis a osé élever la voix, faisant se braquer l'ensemble des regards dans sa direction. Gast se leva, frappant ses mains couvertes de poussière. Couvant du regard la créature qui reposait inerte à ses pieds tel un père devant son enfant prodigue, il finit par répondre à la question posée.

- Jenova sera son nom. Un nom porteur de nombreux changements pour nous tous.

Si elle avait pu la nouvellement nommée « Jenova » aurait étiré ses lèvres en un sourire de mauvais augure. Cet humain ne savait pas à quel point ses propos étaient véridiques, mais pas dans le sens qu'il entendait.

_______________

Je félicite déjà ceux qui ont eu le courage de tout lire ! xD Je peux pas m'empêcher de faire de longs chapitres. Et celui-ci débute un projet de fic longue que j'ai depuis quelques temps, et qui consiste à relater les fait avant Final Fantasy VII. Comme par exemple la découverte de Jénova, l'enfance des personnages, etc.

Pour chaque chapitre, je mettrais une citation de ma composition reliée à un personnage particulier. Principe que j'ai pris du manga Bleach (fan attitude powa) tout comme les titres des chapitres qui seront en anglais.

Toute remarque est la bienvenue ! ^^

# Posté le samedi 02 février 2008 17:53

Modifié le mardi 06 mai 2008 14:48

2 – Jenova Project : For the love of science

2 – Jenova Project : For the love of science
Les êtres humains ne sont que des marionnettes de chair et de sang, obéissant au joug du destin. Lorsque le scientifique arrive à contrôler l'âme et le corps d'un être créé de toutes pièces, alors il devient l'égal d'un Dieu.
Hojo

La jeune femme resserra les pans de sa veste suivant docilement le groupe tout en jetant des regards autour d'elle. A première vue, personne n'aurait pu croire que le village qu'ils traversaient avait été construit spécialement pour héberger un projet de la plus haute importance. De nombreuses personnes s'y étaient établies, la plupart fuyant les taudis de Midgar espérant construire une meilleure vie sur ces nouvelles terres. Il fallait reconnaître que cet endroit était bien plus accueillant que la ville avec sa plateforme supérieure masquant le ciel et la fumée se dégageant des multiples réacteurs qui l'encerclaient. Des bruits de conversation montaient de toute part, accompagnés des exclamations des enfants. Le vent qui s'était levé faisait tourner l'hélice d'une construction placée au centre du village, probablement un puits ou quelque chose de ce genre.

Le groupe passa devant un hôtel, ce qui allait devenir leur foyer pendant plusieurs mois était situé un peu plus loin. Un groupe qui intriguait les habitants, la plupart ne pouvant s'empêcher de porter leurs regards sur les nouveaux arrivants. Leurs visages étaient inconnus, mais ils formaient une assemblée des plus disparates. Malgré qu'ils ne portaient pas de blouses, on pouvait deviner que deux des hommes étaient des scientifiques dont leur façon d'observer et de se tenir. Mais c'était là leur seul point commun tant leur physionomie différait : alors que l'un était souriant, conversant sans cesse avec les autres membres du groupe, l'autre était davantage renfermé, fronçant les sourcils derrière ses lunettes comme excédé par ce comportement. La seule jeune femme de l'assemblée possédait une physionomie attachante, de celle qui vous met immédiatement en confiance.

Clôturant le groupe tout en restant en retrait, se tenait un homme vêtu d'un costume noir qui rendait son expression encore plus sombre. Rien que son attitude et ses habits donnaient une information sur sa profession : un Turks. De toute évidence, aucun des habitants de Nibelheim n'en avait jamais vu jusqu'à ce jour. De nombreuses rumeurs et histoires couraient au sujet de ces employés au service de la Shinra. Ils étaient voués à exécuter toutes les sales besognes dont les autres membres de la Shinra ne voulaient pas s'acquitter eux-mêmes. Des tueurs oeuvrant dans l'ombre, en quelque sorte. Inutile de préciser qu'ils n'avaient pas très bonne réputation auprès de la population.

La troupe finit par atteindre le bâtiment construit spécialement à leur attention. Un immense manoir en retrait du village, entouré d'une haute palissade qui interdisait à toute personne extérieure au projet scientifique qui allait s'y dérouler d'y pénétrer. Chacun des membres du groupe sentit les regards des habitants se poser sur eux une dernière fois avant que le lourd portail ne se referme derrière eux dans un bruit lugubre.

- La Shinra n'y est pas allé de main morte dans le financement de notre projet ! s'exclama le professeur Gast, tentant de briser le lourd silence qui semblait peser sur le groupe. Nous allons pouvoir mener un excellent travail de groupe.

La jeune femme et le second assistant acquiescèrent silencieusement, même si ce dernier ne semblait pas aussi enthousiasmé que ses collègues, comme s'il se sentait étranger à tout ceci. L'intérieur du Manoir était aussi impressionnant que l'extérieur. La Shinra n'avait pas lésiné sur les moyens, allant même jusqu'à l'excès.

- Nous devions ½uvrer dans un laboratoire. Non pas nous prélasser dans un hôtel de luxe comme des touristes, remarqua l'assistant d'une voix sourde en jetant un regard dédaigneux autour de lui.
- Ne vous inquiétez pas Hojo, répondit le professeur Gast afin de tempérer les ardeurs de son assistant. Le laboratoire a été placé dans les sous-sols et vous pourrez y accéder autant que vous voudrez. N'oubliez pas que le projet Jenova sur lequel nous oeuvrons va prendre plusieurs mois de notre vie. Il est normal que nous soyons convenablement logés.

Hojo se contenta d'hausser les épaules devant de tels arguments, avant de prendre la direction des sous-sols, suivi par le professeur Gast. La jeune femme hésita à leur emboîter le pas, son regard se posant alors sur le Turks chargé d'assurer leur sécurité. Un frisson courut le long de son échine à la vue de cet homme au regard froid portant l'odeur de la mort sur lui. Pourtant, quelque chose de familier à la jeune femme semblait émaner de lui, même si elle ne l'avait jamais vu auparavant.

- Excusez-moi mais... Puis-je connaître votre nom ?

Le Turks cilla, ne s'attendant apparemment pas à ce que la jeune femme lui adresse la parole. Une jeune femme qui était loin d'être désagréable à regarder, il fallait l'avouer.

- Vincent Valentine.

Valentine. Cela faisait déjà un certain temps qu'elle n'avait plus entendu ce nom. Un nom qui lui rappelait certains souvenirs qu'elle aurait aimé parfois oublier. Elle n'aurait jamais cru voir à nouveau un membre de cette famille. Devait-elle lui révéler que ... ? Non, tout ceci ne ferait que causer des ennuis à tous les deux, et elle ne sentait pas capable de parler de cet évènement qui avait laissé des séquelles dans son âme.

- Hé bien, monsieur Valentine. J'espère que vous serez à la hauteur de la réputation des Turks et que vous saurez nous protéger de toute menace qui pourrait porter tort à notre travail.

La jeune femme n'attendit même pas la réponse de Vincent, prenant le chemin qu'avaient suivis ses collègues un peu plus tôt. Ce Vincent Valentine... Incroyable à quel point il avait des ressemblances avec son père, il ne pouvait pas renier ses origines paternelles. Connaissait-il les raisons exactes du décès de son père ? La jeune femme chassa rapidement ses idées alors qu'elle descendait les marches tortueuses menant au sous-sol. L'escalier tournant sur lui-même aurait pu donner le tournis à n'importe qui, sans compter qu'aucune rambarde n'était là pour aider la jeune femme à descendre. Elle devait prendre appui sur le mur en espérant ne pas glisser. Quelle idée d'établir le laboratoire dans le sous-sol alors que l'accès en était si dangereux !

Elle finit toutefois par poser pied sur un sol plus sécurisant avec un léger soupir de soulagement. Avançant droit devant elle, elle se trouva face à une porte entrouverte derrière laquelle lui parvenait les voix de ses collègues. Toquant légèrement sur la paroi de bois, la jeune femme entra dans la pièce. Le professeur Gast releva la tête à son entrée, tandis que son assistant continuait à consulter certains papiers.

- J'ai cru que vous vous étiez perdu dans les méandres de ce manoir, Mademoiselle Crescent ! Je n'attendais plus que vous pour montrer ce pour quoi a été crée ce projet.

La jeune femme suivit le professeur Gast dans un recoin du laboratoire, alors que Hojo retirait enfin son attention de la paperasse accumulée sur le bureau. D'un geste théâtral, Gast retira le drap qui masquait l'objet de leurs futures recherches. Dans une cuve brillant d'une lueur spectrale, se tenait une forme humanoïde à la peau bleuâtre. En se rapprochant davantage, on pouvait constater que cette créature était de sexe féminin. Sa chevelure blanche flottait dans le liquide qui emplissait la cuve en mèches éparses, occultant parfois son visage comme pour se masquer devant les regards des scientifiques. Une sorte de bandeau en ferraille entourait son crâne, des fils partant de son sommet pour la relier à différents tuyaux. Sur la plaque ornant le bandeau, était inscrit : JENOVA.

- Alors, qu'en pensez-vous ? demanda Gast, non sans se sentir fier d'avoir été à l'origine de la découverte de cette créature.
- Vous êtes certains qu'elle serait une Cetra ? questionna Lucrécia d'une voix hésitante.
- Affirmative. Nous avons mené des tests. Cette créature est une Cetra, sans le moindre doute !
- Intéressant spécimen... Donc, nous allons chercher à connaître les capacités des Cetras ?
- Exactement, professeur Hojo. Les Cetras sont bien sûr nos ancêtres, mais nous sommes peut-être autant éloignés d'eux qu'un poulet est éloigné d'un Chocobo. Je veux dire que les Cetras étaient probablement dotés de capacités que nous simples humains actuels n'avons plus
.

Chacun des assistant hocha la tête, Hojo ne quittant pas des yeux le corps flottant dans la cuve. Il aurait tant souhaité trouver le spécimen de Cetra à la place de Gast. Cet individu avait tout pour lui : la passion de la science, la renommée, de nombreuses qualités professionnelles et humaines... Inutile de dire que tout ceci avait joué dans la finance exorbitante qu'avait offerte la Shinra pour l'exécution du projet. Si encore il ne devait qu'obéir au professeur comme assistant, même s'il était certain d'avoir les mêmes capacités que lui si ce n'est plus, il pourrait encore le supporter. Mais en plus, le professeur Gast avait choisi comme second assistant une femme. Hojo restait sceptique quant à la place d'une femme dans un milieu scientifique, et de surcroît lors d'expériences aussi importantes. Sans compter qu'il devait supporter la présence d'un Turk dépêché pour leur sécurité. Comme s'il pouvait arriver quelque chose de dangereux dans un modeste village.

Fasciné par le corps flottant dans la cuve, Hojo retira son regard avec regret du spécimen alors que le professeur Gast appelait ses assistants à remonter aux étages supérieurs. La lumière du laboratoire s'éteignit, plongeant la pièce dans l'obscurité la plus sombre. La seule lueur encore palpable était celle émanant de la cuve, une lueur bleutée et froide se répandant sur le sol. Du regard de Jenova semblait émaner une étincelle comme si la créature était encore en vie, promenant son regard sur ces piètres créatures qu'étaient les humains.

***

Plusieurs jours s'étaient déjà déroulés depuis leur arrivée à Nibelheim au petit matin. Depuis, aucun d'eux n'avait quitté le Manoir, confinés dans la sinistre demeure, penchés sur des papiers ou concoctant divers produits tout en observant le spécimen responsable de tout ceci. Bras croisés dans le dos, Hojo observait le cylindre où était enfermé la dénommée Jenova. N'importe quel être humain aurait reculé de dégoût devant ce cadavre à la peau bleuâtre laissant saillir l'empreinte de multiples veines. Mais pour Hojo, elle représentait une mine inépuisable de connaissances et surtout, de pouvoir. Gast ne voyait pas tout le potentiel que représentait ce spécimen. Il s'en mordrait rapidement les doigts.

- Professeur Hojo ?

L'homme se retourna d'un bloc, les sourcils froncés derrière ses lunettes, exaspéré d'être dérangé durant l'un des rares moments où il pouvait profiter d'un tant soit peu de calme. Serrant des dossiers contre sa poitrine, Lucrécia lui jetait un regard gêné par le fait d'être arrivée de façon aussi impromptue. Son regard légèrement baissé ne la rendait que plus jolie qu'elle ne l'était habituellement. Hojo devait admettre que la jeune femme possédait un certain charme ; il n'y avait qu'à voir comment le Turks rougissait à vue d'½il lorsque la scientifique lui adressait la parole. De plus, elle possédait de solides connaissances qui faisaient d'elle un élément précieux du groupe. Remontant d'un geste machinal ses lunettes, Hojo coupa le silence qui s'était installé dans le sous-sol.

- Que me voulez-vous, mademoiselle Crescent ?
- Je voulais savoir si vous accepteriez que je vous aide dans vos recherches. Après tout, nous sommes une équipe.


Depuis le début du projet, Hojo avait exécuté plusieurs expérimentations, gardant les résultats qu'il en tirait pour lui-même. Il était hors de question que Gast tire profit de son travail et n'exclue ce que ses assistants avaient fait. Que Lucrécia veuille prêter main-forte étonna le scientifique. Après tout, il ne lui avait jamais véritablement adressé la parole, se contentant de maugréer lorsque prendre la parole était nécessaire. Ne voyant aucune raison de renvoyer la jeune femme, Hojo haussa les épaules, la laissant s'approcher du bureau qu'il s'était approprié.

- J'espère que je ne vous dérange pas.
- Sincèrement, si. Mais au moins votre présence me poussera à reprendre le fil de mes recherches.


Sur ces mots, le scientifique s'assit à son bureau, relisant plusieurs notes griffonnées à la hâte. Le regard de Lucrécia se porta sur Jenova prisonnière du cylindre, suivant le manège des bulles qui dérivaient sans cesse dans le liquide. Quittant le magnétisme que provoquait le spécimen sur elle, la jeune femme se tourna vers Hojo qui lui tournait le dos, tout entier plongé dans ses papiers. S'avançant vers lui, la jeune femme lut par-dessus son épaule. Hésitant un court instant, Lucrécia commenta à voix haute sa lecture.

- Je n'avais pas constaté que le corps de Jenova était constitué de tant de substances différentes. Vous êtes véritablement doué !
- Evidemment, sinon je ne serais pas apparenté à ce projet !
répondit Hojo d'un ton abrupt.

Pourtant, il dut reconnaître que le compliment de la jeune femme lui avait plut. A son souvenir, personne ne l'avait jamais félicité pour tout ce qu'il avait accompli au sein de la Shinra, étant dans l'ombre de Gast. Savoir que ses capacités étaient au moins appréciées par une personne était une consolation. Le visage de la jeune femme se pencha juste à côté de lui, ses longues mèches frôlant la peau d'Hojo. Ce dernier leva un sourcil, cherchant la raison d'un tel rapprochement subite. Lucrécia laissait ses yeux parcourir une nouvelle feuille couverte de notes, donnant son avis sur les études du scientifique. Hojo constata à quel point la jeune femme était érudite, donnant son point de vue en exposant des arguments réfléchis.

Une discussion animée s'engagea entre les deux assistants, chacun faisant part de ses connaissances, complétant les recherches commencées. Un véritable travail en duo naissait entre eux, chacun aidant l'autre dans ses hypothèses, oeuvrant côte à côte. Hojo devait reconnaître l'efficacité de sa collaboratrice. Jamais encore il n'avait pris tant de plaisir à partager son savoir avec quelqu'un qui ne le traitait pas comme inférieur ou incompétent. Il n'en aurait presque souhaité que tout ceci ne s'arrête jamais, mais toute bonne chose avait une fin.

La porte du laboratoire s'ouvrit tirant les deux assistants de leur discussion après tout simplement professionnelle. Le Turks mandé pour leur sécurité se tenait là, son regard rouge dérivant sur les personnes présentes, dépourvu de toute émotion. Hojo se leva abruptement de son bureau ; supporter la présence de cet individu l'insupportait, se sentant constamment surveillé comme s'il représentait un danger pour le projet.

- Que nous vaux votre visite impromptue, Monsieur Valentine ?
- Je venais simplement m'assurer que tout allait bien...
- Et bien, comme vous pouvez le constater, tout va pour le mieux. Vous pouvez nous laisser en paix,
répliqua Hojo d'une voix sourde alors qu'il se rasseyait. Mademoiselle Crescent, pourriez-vous aller me chercher un dossier que j'ai laissé dans ma chambre ? Il est rangé dans la chemise blanche, posé sur mon bureau.
- Bien sûr, professeur Hojo.


La jeune femme quitta la pièce, tandis que Vincent échangeait un regard avec Hojo. Chacun avait la plus grande difficulté à supporter l'autre, chacun pensant que l'autre représentait un ennemi, voir un danger. Hojo finit par briser le silence glacé qui emplissait la pièce.

- Vous l'aimez, n'est-ce pas ?

Le visage de Vincent resta de marbre, toutefois ses poings s'étaient légèrement crispés afin de contenir une éventuelle émotion.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, professeur Hojo...
- Que vous connaissiez des amourettes, cela m'importe peu. Tout ce que je souhaite et que vous évitiez de mêler amour et travail. Nous sommes là pour mener à bien un projet. Je ne supporterais pas que tout ceci soit mis à sac simplement à cause d'un Turks qui cherche à séduire une des assistantes affilés au projet.


Les deux paires de prunelles se défièrent une nouvelle fois avant que Vincent ne tourne le dos au scientifique, remontant d'un pas rapide les marches menant à l'étage.

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Pour la seconde partie du chapitre, j'ai repris un one-shot de ma composition "For the love of the science" qui était centré sur Hojo x Lucrécia. Je l'ai modifié, mais le début est évidemment le même. Je trouvais que la scène s'inscrivait dans la continuité de ce chapitre.

Dorénavant, je vais tâcher de faire apparaître une nouvelle section en fin de chapitre en plus de mon 'tit blabla d'auteur. La section scènes cachées ! xD Ce qui se passe dans les coulisses de chapitre et que personne n'a dévoilé jusqu'à alors... Ou comment ajouter un peu d'humour made in So'.
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Section parodie


Costa del Sol, le paradis des femmes.
Hojo : Nous devions ½uvrer dans un laboratoire. Non pas nous prélasser dans un hôtel de luxe comme des touristes ! ><
Vincent : Hôtel ? Touristes ? Aaaaah çà me rappelle mes entraînements à Costa del Sol...
Lucrécia : Vous êtes allé à Costa del Sol ?
Vincent : Bien sûr, tout Turks doit subir un recrutement dans cette ville. Mademoiselle Crescent, vous allez bien ? Oo
Lucrécia *imagine Vincent en maillot de bain* ... Nyaaaah. X___x *se noit dans sa bave*

Vincent Bond.
Lucrécia : Excusez-moi mais... Puis-je connaître votre nom ?
Vincent *musique de James Bond* Je suis Valentine... Vincent Valentine.
Lucrécia : Vous êtes le fils caché de James Bond ?! **
Vincent : Euh... Je crois que le professeur Gast vous appelle... *la voit partir* Tarée.

Déclaration d'amour de Lucrécia.
Lucrécia *se penche à côté de Hojo* Professeur, je voulais vous dire que...
Vincent : Et une pizza peperonni-lardons-mozarella ! *regards furieux sur Vincent* Gast m'a demandé de vous amener votre repas. Je dérange ?
Curieusement, Vincent se retrouve dans la cuve en compagnie de Jénova.
Vincent : Blll blll bll ! ><

Un couple yaoi encore inconnu jusqu'à aujourd'hui.
Hojo : Que nous vaux votre visite impromptue, Monsieur Valentine ?
Vincent : Je cherchais les toilettes. '^^
Hojo : Au fond du couloir à gauche... *regarde Vincent partir* Où en étions-nous Mademoiselle Crescent ?
Lucrécia : En fait je voulais vous dire que... je vous aime professeur Hojo...
Hojo : Dommage. Je suis gay.
Lucrécia : Avec Vincent ? **
Hojo : Non. Gast.
Lucrécia : .... KOARGH ?! OO


# Posté le lundi 11 février 2008 14:58

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 14:24

3 – Leave's Turk

3 – Leave’s Turk
On ne sait jamais ce que nous réserve le lendemain, s'il nous apportera joie ou bonheur, ou s'il causera perte et déception. Profitons donc de chaque bon instant comme le dernier et enterrons les mauvais souvenirs dans un coin de notre esprit.

Veld


Midgar, ville où se tenait le siège de la Shinra Electric Company qui tenait sa puissance de l'énergie Makô puisée dans les entrailles de la planète. Cette puissance qui finit par lui conférer son statut actuel, et de ce fait sa domination sur l'ensemble des continents. Sans l'énergie Makô devenue indispensable, les habitants ne pouvaient mener leur vie, finissant par se détruire peu à peu. La dépendance de la population à la Makô était le sceau indestructible qui promettait à la Shinra un règne éternel et sans partage. Evidemment, des personnes tentaient de faire front à la Shinra, rétorquant la Makô était l'énergie même de la planète et qu'à continuer ainsi à l'épuiser, ils finiraient par la détruire. Ces tentatives de rébellion étaient rapidement étouffées grâce à une unité spécialisée dans les actions les moins recommandables : les Turks.

Veld faisait parti de cette élite à l'image peu florissante mais nécessaire à la stabilité de l'empire Shinra. Il avait intégré les Turks à défaut de ne trouver aucun emploi l'intéressant, s'étant parfois quereller avec ses employeurs ce qui lui avait valu un renvoi pur et simple. Certes, entrer au sein des Turks n'était pas de tout repos, il devait l'avouer, mais le jeu en valait la chandelle. Dorénavant, il travaillait au sein d'une équipe motivée et sous les ordres d'un leader exigeant mais correct. Il avait même réussi à entretenir quelques relations amicales parmi certains des autres membres ce qui n'était pas un mal.

La sonnerie de son portable le tira de sa torpeur alors qu'il tentait de profiter de sa journée de repos par une grasse matinée. Cherchant à tâtons le téléphone, il finit par le saisir appuyant machinalement sur le bouton pour recevoir les appels, alors qu'il n'arrivait pas encore à distinguer clairement sa chambre.

- Si c'est pour vendre un prototype de Tomberry autonettoyant, vous avez choisi le mauvais numéro...

L'interlocuteur à l'autre bout du fil marqua une hésitation, désarçonné par la réaction de Veld qui, de toute évidence, n'était pas du matin.

- Je ne savais pas que les Tomberrys jouaient le rôle de femmes de ménage à leurs heures perdues. Tu m'apprends des choses, Veld.

Ce dernier écarquilla les yeux, reconnaissant la voix qui résonnait à ses oreilles tandis que son esprit commençait seulement à s'extirper des brumes du sommeil. Le temps de reconnecter ses quelques neurones, le jeune Turks avait réussi à s'empêtrer dans ses draps, se cognant violemment la mâchoire contre le sol. Durant un laps de temps, Vincent regarda abasourdi son portable d'où s'échappait des sons indiscriptibles alors que Veld tentait vainement de se relever, ce qui n'était pas chose facile vu que sa jambe était entortillée dans le drap.

- Je te dérange peut-être, Veld ? finit par laisser échapper Vincent alors que le tohu-bohu qui avait résonné dans son portable s'était enfin calmé.
- Hormis que tu me réveilles au saut du lit après que j'ai passé pratiquement nuit blanche suite à une mission, que je ne me suis toujours pas habillé, que je me balade pratiquement nu dans mon appartement enroulé dans mes draps pour ne pas choquer les voisins, que j'essaye de me servir un café tout en tachant de tenir une conversation téléphonique... Non, tu ne me déranges pas.

Vincent retint un rire. Il reconnaissait bien là ce fameux Veld, plus jeune que lui de quelques années, un des rares individus avec lequel il avait instauré un climat d'entente. Tous deux étaient jeunes, prêts à faire les pitres lorsque l'occasion se présentait, même si Vincent savait s'arrêter avant que les choses ne s'enveniment, ce qui n'était pas le cas de Veld qui continuait à foncer tête baissée. Malgré leur différence de caractère, ils savaient s'entendre pratiquement comme des frères.

- Donc, puisque je ne te dérange pas, je peux au moins prendre de tes nouvelles ? A moins que tu ne rencontres un souci durant notre conversation comme drap qui tombe et voisins choqués par la vision, ou que tu te brûles avec ton café ?
- Prends-moi pour un idiot pendant que tu y es ! rétorqua Veld d'un air faussement courroucé. A part les missions qui s'accumulent avec les nuits blanches et les rapports qui vont avec, routine quotidienne. Là, j'ai droit à deux, trois jours de repos gracieusement accordés par la Shinra.

Il fallait noter que les Turks avaient rarement droit à des congés, sauf en cas de blessure importante suite à une mission. Et même s'ils avaient droit à quelques journées de repos, ils pouvaient être appelés à tout moment pour remplacer un collègue ou mener une mission où seul eux et leurs capacités pouvaient réussir. Être Turks ne signifiait nullement couler des jours paisibles avec à la clé une retraite en or.

- Mais dis-moi, mon cher Vincent, il parait qu'y a une femme parmi les blouses blanches que tu dois protéger.

Vincent se retint de lever les yeux au ciel : autant Veld cherchait à courir jupons, à se rincer l'½il dans les vestiaires des filles, autant Vincent rougissait rien que lorsqu'une demoiselle trop entreprenante lui adressait la parole de trop près. Devant le silence de son aîné, Veld sourit, buvant son café à petites gorgées, attendant patiemment une réaction qu'il devinait très bien.

- Probablement. Je ne me suis pas intéressé à ce sujet...
- Vincent ! Tu es sur cette mission depuis plus de deux semaines, et tu vas me faire croire que tu n'as pas vu cette Lucrécia Crescent ? Tu lui as parlé au moins ?
- Elle est assistante de Gast, ce qui signifie qu'elle est davantage occupée à expérimenter qu'à discuter avec un Turks. Et d'abord, comment peux-tu connaître son nom ?
- J'ai simplement laissé faire ma curiosité en lisant l'avis de mission planqué dans ton bureau. Mis à part çà, elle est jolie au moins ?
- Veld...
- Ecoute, j'ai aucune photo d'elle alors j'essaye d'avoir les informations comme je peux.
- Je regrette déjà de t'avoir téléphoné...


Veld se mordit la lèvre pour ne pas rire. Ce n'était pas la première fois qu'il poussait à bout Vincent, ce dernier semblant regretter de lui avoir parlé ou même de l'avoir connu. Tout ceci n'étaient que des taquineries entre amis vite oubliées.

- Menteur, tu ne sais que tu ne peux pas te passer de moi. Mais puis-je demander l'autorisation de Monsieur Valentine d'aller sous la douche et d'interrompre la conversation ? Je ne pense pas que mon PHS made in Shinra puisse fonctionner même sous l'eau.
- Autorisation accordé. Profite de tes congés, tu dois en avoir besoin.
- Je ne te le fais pas dire. D'ici notre prochaine conversation, tâche de conclure avec cette Lucrécia. Avec finesse et élégance. N'oublie pas de sortir couv...


Veld n'eut pas le temps de finir sa phrase que Vincent avait déjà interrompu la conversation. Dire qu'il l'avait appelé pour se changer les idées et calmer ses nerfs... De toute évidence, tout s'était déroulé à l'exact contraire ce qu'il s'était attendu. Mais il devait avouer que l'humour de Veld avait eu raison de ses mornes pensées. Le Turk finit par se relever, époussetant d'un air machinal son pantalon. Le soleil était déjà haut dans le ciel de Nibelheim, la journée s'annonçait resplendissante. Rien que de penser qu'il allait devoir encore demeurer dans ce sombre manoir enfermé comme un prisonnier dans sa geôle rendait à nouveau ses pensées aussi sombres qu'à son réveil. Tournant dos à la ville qui s'éveillait, le Turks redescendit vers le manoir. Vivement que cette mission prenne fin.


***


Expérimenter encore et toujours, elle ne faisait que cela depuis des jours. La jeune femme finissait par croire que tout ceci ne les menait à rien. Ils avaient beau ½uvrer avec le plus grand acharnement, la plus forte des motivations, les résultats ne montraient aucun progrès. Si tout ceci continuait ainsi sur le long terme, ils finiraient par désespérer et le projet tomberait à l'eau. Et alors, elle se sentirait coupable comme la dernière fois...

Fixant les dossiers reprenant les expériences sans les voir, Lucrécia finit par demander le droit de s'accorder une pause. Immédiatement, Hojo plissa les sourcils derrière ses lunettes. L'assistant était mis à bout par le peu de progrès accumulés depuis le début, et il ne cessait de pousser Gast à se tourner vers l'expérimentation sur le vivant. Ce qui entraînait des discussions véhémentes entre les deux scientifiques qui ne partageaient pas le même point de vue sur le sujet.

La demande de la jeune femme eut gain de cause et c'est avec un intense soulagement que Lucrécia se dirigea vers l'étage, alors que la tension dans le laboratoire se faisait sentir, signe que les deux scientifiques allaient encore une fois se quereller. Il était grand temps qu'elle prenne l'air pour se changer les idées, toutes ces odeurs de mélanges, de produits se dissolvants lui montaient à la tête.

Un bruit diffus parvint à ses oreilles, bien trop faible encore pour qu'elle puisse le définir. Se rapprochant de la source d'où émanait le son, elle finit par arriver dans une des pièces du rez-de-chaussée. La large baie vitrée laissait filtrer la lumière venant du dehors, éclairant la pièce habituellement sombre. Une mélodie emplissait l'air de son chant mélancolique comblant le silence présent dans le Manoir. Sans un bruit, Lucrécia se rapprocha, ne quittant pas des yeux l'homme assis au piano. Ses doigts glissaient sur les touches alors que toute son attention était focalisée sur la musique qu'il créait, sourd et aveugle à ce qui se déroulait autour de lui. Il ne vit donc pas Lucrécia se pencher à ses côtés et ne put que sursauter lorsque la voix de la jeune femme parvint à son oreille.

- Je ne savais pas que les Turks pouvaient se montrer de grands mélomanes.

Sous le coup de la surprise, la main de Vincent dérapa sur une touche laissant résonner un son grave des plus discordants. Gêné par ce qu'il venait de commettre et la promiscuité de la jeune femme, le visage de Turks rougissait à vue d'½il tandis qu'il cherchait un moyen de se rattraper. Il imaginait déjà Veld rire de cette scène dès qu'il lui raconterait.

- Mad... Mademoiselle Crescent ?! Vous... vous ne devriez pas être avec le professeur Gast ?
- J'ai droit à une journée de congé,
sourit la jeune femme.

Levant la tête, Lucrécia observa le paysage au-dehors par la fenêtre alors que le Turks hésitait entre demeurer assis ou prendre congé avant de s'enflammer tellement ses joues le brûlaient.

- Vous prenez souvent des congés chez les Turks ? questionna Lucrécia sans quitter la fenêtre des yeux.
- Très rarement. Notre travail ne nous autorise pas ce genre d'activités.

La jeune femme hocha la tête d'un air compréhensif. En tant qu'assistante, elle n'avait pas souvent droit à des congés, elle aussi. Elle jeta un coup d'½il rapide en direction du couloir ; Gast et Hojo ne semblaient pas l'appeler pour reprendre les expériences.

- Si nous profitions de nos congés communs pour sortir un peu, Monsieur Valentine ?
- Je suis en mission Mademoiselle Crescent, et nullement en con...
- Dans ce cas, le coupa la jeune femme sans se départir de son sourire, comme votre mission est d'assurer notre sécurité... Que diriez-vous d'assurer la mienne ?


Là, il était pris au piège. Il avait beau cherché un moyen de retourner la situation à son avantage, il était bel et bien coincé. Il tenta pourtant une dernière carte, sentant pourtant que la jeune femme allait trouver le moyen de répliquer.

- Si j'assure votre sécurité, je ne pourrais pas faire de même pour le professeur Gast et son assistant Hojo.
- Vous préférez donc laisser une femme sans défense se promener en ville au risque qu'elle se fasse attaquer ?


De toute évidence, la jeune femme n'allait pas le lâcher tant qu'il n'aurait pas accepté de jouer les gardes du corps avec elle. Vincent pouvait presque entendre la voix de Veld résonner dans sa tête, l'ordonnant d'escorter la jeune femme et lui assurant que c'était la chance de sa vie. Pestant contre cette intrusion qui n'était que le fruit de son imagination, le Turk finit par se laisser entraîner par la jeune femme se demandant tout de même s'il ne s'était pas fait avoir du début jusqu'à la fin.


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Oui je sais j'interromps en plein "suspense", mais au moins çà vous donnera une bonne raison d'attendre le prochain chap' ! xD Je rappelle aux fans du couple Vincent x Lucrécia que cette dernière finit par se marier à Hojo, donc commencez pas à m'hurler dessus pour que ce couple coule des jours heureux. Et les menaces n'y changeront rien. xD

Pis, si vous avez des questions, des suggestions ou autres, laissez-les dans les coms. =)

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Section parodie

Nos amis les Tomberrys
Vincent : Au fait, c'est quoi cette histoire de Tomberry autonettoyant ?
Veld : Un comité a décidé de créer des objets ménagers dans un design mignon. Ils ont déjà mis en vente des fours en forme de Chocobo, ce genre de choses. Leur dernière création, c'est un Tomberry qui nettoie toute ta maison et se nettoie lui-même. D'où le terme d'autonettoyant.
Vincent : Les Tomberry sont mignons ? oO'
Veld : En tout cas, d'après ce comité oui. Mais comme ils utilisent de vrais Tomberrys, il y a beaucoup de risques de meurtres. Je reviens justement d'une mission dans un des locaux du comité. Un de nos Turks a été tué par un Tomberry.
Vincent : Monde de fous. u_u

Conversation mouvementée
Vincent : Donc, puisque je ne te dérange pas, je peux au moins prendre de tes nouvelles ? A moins que tu ne rencontres un souci durant notre conversation comme drap qui tombe et voisins choqués par la vision ?
Au même instant, Veld fit un faux mouvement qui fit tomber le drap noué autour de ses reins, dévoilant son corps nu à la voisine qui était à sa fenêtre.
Veld : Oups...
Vincent : Quoi ? Tu as vraiment fait tomber ton drap ?
Veld : Oui, et la voisine était ravie.
Vincent : Tu dois être content, toi qui cherches toujours une femme.
Veld : Mais pas une femme de plus de 80 ans qui bave devant des jeunes qui n'ont pas plus que la vingtaine ! ><
Vincent : Tant qu'elle ne débarque pas chez toi pour te violer...
Vieille voisine *débarque en défonçant la porte* : Viens par ici, mon mignoooon !! *__*
Veld : Naaaaaaaaaaaaa !! *fuit* Vincent, je te revaudrais çà !! ><
Vincent *conversation interrompue* Ben quoi ? oo'

Veld, coach [version n°1]
Veld : Me dis pas que tu n'as pas causé à cette Lucrécia ?
Vincent : Elle est assistante de Gast. Elle est bien trop occupée à expérimenter.
Veld : Invite-la à expérimenter les positions du corps humain dans tes draps alors !
Vincent : ....... u_u *conversation interrompue*

Veld, coach [version n°2]
Veld : Mais dis-moi, elle est jolie au moins ta Lucrécia ?
Vincent : Pas désagréable à regarder, je dois avouer.
Veld : Bien. Et c'est quand que tu lui sautes dessus ?
Vincent : ... Pardon ?! OO
Veld : Au pire je te file le mode d'emploi. Le tout, c'est de la coincer contre un mur et...
*conversation interrompue*

Déformation professionnelle
Lucrécia *arrive près de Vincent* Je ne savais pas que les Turks pouvaient être de grands mélomanes.
Vincent *se retourne, sort son arme et tire*
Lucrécia *tombe raide morte*
Vincent : Désolé Mademoiselle. J'ai cru qu'on m'attaquait '^^

Vincent hates Veld
Lucrécia : Que diriez-vous d'assurer ma sécurité ?
Vincent : Hé bien, je... ce serait...
Veld : Moi je veux bien assurer la sécurité de la demoiselle ! =^^=
Vincent *tire sur Veld*
Lucrécia : OO'
Vincent : J'en avais marre qu'il me poursuive partout. u_u

# Posté le dimanche 17 février 2008 11:59

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 14:34

Foire aux questions

Foire aux questions
Comme cette fic semble soulever pas mal de questions, je vais tâcher d'y répondre du mieux que je le peux. Ces réponses ne sont en aucun cas toujours des affirmations, et je peux me tromper. Je ne suis pas un membre du personnel de Square-Enix qui a oeuvré à la création de FFVII.

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C'est le récit d'une Cetra, est-ce que c'est Infalma ?

Cette scène se passe environ 2000 ans avant Final Fantasy VII, et à ma connaissance Ifalna (la mère d'Aeris) n'a pas un âge aussi avancé. La narratrice n'est rien d'autre qu'une Cetra à laquelle je n'ai donné aucun nom, ni physique particulier. Je n'en voyais pas l'utilité, et cela ajoute plus de mystère à la scène à mon humble avis.

Jenova avait-elle une sorte de forme humaine ? Comment ont-ils pu penser qu'elle était l'une des leurs ? Peut être qu'avant de subir toutes ces transformations, c'était une très belle femme...?

En tout cas, du peu qu'on en voit dans Final Fantasy VII, sa morphologie se rapproche de celle d'une femme (mais avec une peau bleue peu gracieuse xD). Et il ne faut pas oublier qu'elle a un haut pouvoir de manipulation (pratiquement toutes les personnes qui l'ont approchés sont devenus ses pantins). Et d'après certains sites sur FFVII, Jenova est capable de modifier son apparence, sa voix et de copier les souvenirs et attitudes des autres. Donc il est probable que 2000 ans avant, elle avait l'apparence d'une humaine et son pouvoir de persuasion manipulatrice et de modification physique a contribué à la disparition progressive des Cetras.

Je me demande bien pourquoi Jenova agit ainsi... Qu'est-ce qui lui a prit ? Pourquoi tant de haine ?

Bonne question. Et là, je ne connais pas la réponse. Elle est méchante et cruelle, c'est tout xD. Non plus sérieusement, on ne possède aucun élément qui nous permet de connaître réellement le but de tous ses massacres. Si quelqu'un a une théorie à donner, je suis preneuse.

Me demande pourquoi elle a voulu jouer avec Cloud... Juste parce qu'il lui a donné la matéria noir ?

Ou tout simplement parce que Jenova prend tous les humains pour des marionnettes ou des poupées, et qu'elle aime jouer avec ces créatures insignifiantes que sont les humains.

Tu en feras de même pour le passé de Cloud, de Barret et des autres qu'on connait ?

Vu que le but de cette fic est de relater les évènements avant Final Fantasy VII, je vais essayer. Mais j'ai tout de même sauté quelques évènements pour lesquels je n'étais pas inspirée, comme l'attaque du Cosmos Canyon par les Gi Tribe. Mais on verra si j'insérerais cet évènement dans un flash-back (annalepse en terme littéraire :P)


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N'hésitez pas à poser d'autres questions.

# Posté le dimanche 24 février 2008 09:25

Modifié le vendredi 07 mars 2008 14:29